Actualités
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Arrêté portant agrément de CORIS Microfinance Sénégal
- 31 décembre 2025
- Envoyé par : Sokhna Bineta Nasir TOURE
- Catégorie : Actualités, Annonces
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ENQUETE SUR LE FINANCEMENT DE L’AGRICULTURE, L’ELEVAGE ET LA PÊCHE PAR LES INSTITUTIONS DE MICROFINANCE, SEPTEMBRE 2025
- 25 novembre 2025
- Envoyé par : Sokhna Bineta Nasir TOURE
- Catégorie : Actualités, Annonces, etudes, publications, rapports
L’économie sénégalaise repose notamment sur l’agriculture qui souffre d’une dépendance excessive aux conditions climatiques et d’un accès limité aux intrants modernes. L’élevage, de son côté, fait face à des problèmes de déficit de pâturages et de dégradation du couvert végétal. La pêche, quant à elle, est confrontée à une raréfaction des ressources halieutiques du littoral, consécutive à une surexploitation des zones de pêche.
Par ailleurs, l’accès limité aux financements adaptés reste l’une des principales contraintes pour ces secteurs. Ce déficit de financement freine l’adoption de technologies modernes, limite l’accès aux intrants de qualité et restreint la capacité des producteurs à augmenter leur productivité et leur compétitivité.
Face à ces défis, les institutions de microfinance (IMF) jouent un rôle crucial. Elles sont souvent perçues comme des acteurs clés pour pallier les défaillances du système bancaire traditionnel et offrent des services financiers aux petits producteurs agricoles, éleveurs et pêcheurs. Les IMF sont donc considérées comme des catalyseurs du développement rural, en particulier, dans des contextes où l’accès aux crédits formels est difficile pour les acteurs les plus vulnérables. Cependant, malgré leur potentiel, plusieurs questions subsistent quant à l’efficacité réelle des IMF dans le financement des secteurs de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche.
C’est dans ce contexte que la Direction de la Réglementation et de la Supervision des Systèmes financiers décentralisés (DRS-SFD) s’est proposée de réaliser cette étude dont l’objectif est de mieux cerner la portée des interventions financières des IMF dans les secteurs agricoles, pastoraux et halieutiques. En outre, ladite recherche permet d’identifier les contraintes auxquelles sont confrontées les IMF dans le financement de ces secteurs clés de l’économie sénégalaise.
Au terme de la collecte et du traitement des questionnaires, les données ont été validées pour quarante et une (41) institutions couvrant 96,4% de l’encours de crédit en 2023. Ces institutions sont constituées par cinq (05) réseaux, cent quarante et une (141) caisses affiliées, sept (07) sociétés anonymes, vingt-sept (27) caisses isolées de type mutualiste ou coopérative et deux (02) associations. Ces institutions sont présentes sur l’ensemble des régions et leur production de crédit destinée aux secteurs, objet de la présente étude, représente 96% des financements de même nature levés par le secteur de la microfinance en 2023.
Les résultats de l’étude révèlent que le volume de financement cumulé, accordé par les institutions de microfinance aux trois principaux sous-secteurs du primaire, s’est établi à 93 228 millions de francs CFA en 2023, après 60 063 millions de francs CFA en 2021 et 76 779 millions de francs CFA en 2022. Ces montants sont majoritairement destinés aux agriculteurs (52%) et aux éleveurs (45%) qui concentrent, en moyenne, 97% des crédits décaissés entre 2021 et 2023. Le financement agricole, plus dynamique, passe de 33 692 millions de francs CFA en 2021 à 47 835 millions de francs CFA en 2023, après deux hausses successives de 12,7% et de 26,0%.
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Rapport annuel 2024
- 4 juin 2025
- Envoyé par : Chef CR
- Catégorie : Actualités, rapports
Dans un contexte mondial marqué par des crises multiples, la Direction de la Réglementation et de la Supervision des Systèmes Financiers Décentralisés (DRS-SFD) renouvelle son engagement à assainir et renforcer la compétitivité du secteur financier. Pour ce faire, des stratégies ciblées ont été mises en place afin de stimuler la croissance économique et de consolider la résilience nationale.
En 2024, la dynamique positive observée l’année précédente dans les indicateurs clés de la microfinance s’est maintenue, malgré une hausse des crédits en souffrance. Ces évolutions ont été illustrées par l’amélioration de plusieurs indicateurs, notamment : le taux de pénétration des Institutions de Microfinance (IMF) par rapport à la population totale/adulte, l’encours des dépôts, l’encours des crédits, ainsi que les fonds propres.
Néanmoins, des défis subsistent, notamment le respect de certains ratios prudentiels et indicateurs financiers, tels que la limitation des prêts aux dirigeants, l’autosuffisance opérationnelle, le coefficient d’exploitation et le taux de marge bénéficiaire.
Dans le cadre de sa mission de supervision, la DRS-SFD a franchi une étape supplémentaire dans son processus d’assainissement du secteur de la microfinance. Elle a ainsi conduit des missions de diagnostic ciblées auprès des IMF en difficulté, des IMF nouvellement agréées, des IMF ayant bénéficié d’une levée de leur surveillance rapprochée, et des IMF en non-conformité majeure vis-à-vis des normes LBC/FT.
En interne, des actions de modernisation des outils de suivi ont été poursuivies afin de garantir des performances optimales dans la supervision des IMF. De plus, grâce au soutien de l’Alliance de l’Inclusion Financière (AFI), un programme national de renforcement des capacités a été lancé, touchant cinquante (50) IMF et axé sur les thèmes suivants : « gestion et évaluation des risques », « gouvernance », et « finance digitale ».
La DRS-SFD réaffirme sa disponibilité et son engagement à promouvoir un secteur de la microfinance sécurisé, capable de s’adapter aux évolutions et à l’innovation, au bénéfice de la population. -
Loi n° 2025-04 du 19 février 2025 portant réglementation de la microfinance
- 28 mars 2025
- Envoyé par : Chef CR
- Catégorie : Actualités, Annonces, lois, publications, reglementation des sfd
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Rapport annuel 2023
- 3 mai 2024
- Envoyé par : Chef CR
- Catégorie : Actualités, rapports
Le secteur de la microfinance poursuit sa dynamique de croissance qui se manifeste au travers des résultats engrangés au titre de l’exercice 2023. Celle- ci s’est reflétée par des hausses relevées au niveau de certains indicateurs clés tels que le sociétariat, l’encours de dépôts, l’encours de crédit, le volume de crédits accordés, les fonds propres, les emprunts combinées à une amélioration de la qualité du portefeuille de crédit.
Cependant, malgré ces performances, il subsiste encore des difficultés pour le respect de certains ratios prudentiels et indicateurs financiers comme ceux relatifs à la limitation des prêts aux dirigeants, l’autosuffisance opérationnelle, le coefficient d’exploitation et le taux de marge bénéficiaire.
C’est dans ce cadre, qu’en 2023, la Direction de la Réglementation et de la Supervision des systèmes financiers décentralisés (DRS-Sfd) a posé un nouveau jalon dans sa stratégie de contrôle avec notamment la conduite de missions spécifiques de diagnostic auprès des institutions nouvellement agréées, en difficulté, sous surveillance rapprochée ainsi que des vérifications thématiques relatives à la LBC/FT.
En outre, elle a poursuivi les actions de modernisation de ses outils d’intervention, essentiellement, sur le reporting financier, la gestion du courrier, le suivi des recommandations, la collecte d’informations sur le crédit, en vue de répondre à l’exigence de performance attachée à la supervision.
C’est à ce titre que la DRS-Sfd, avec l’appui de ses partenaires, s’est inscrite dans un programme de capacitation de son personnel et des assujettis afin de permettre une meilleure appropriation des outils et procédures qui tiennent compte des évolutions du secteur, de l’impact du développement des nouvelles technologies ainsi que des enjeux d’inclusion financière.
Ainsi, à l’aune de l’adoption des nouvelles lois relatives à la réglementation institutions de microfinance – qui sera internaliser très prochainement – et à la LBC/FT, je voudrais assurer que la DRS-Sfd, à travers ses services, s’engage à jouer pleinement son rôle pour la consolidation des acquis, la stabilité et la viabilité du secteur dans un environnement socio-économique évolutif très ouvert à l’innovation.
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ENQUETE SUR LE FINANCEMENT DES PME/TPE PAR LES SYSTEMES FINANCIERS DECENTRALISES Décembre 2023
- 6 février 2024
- Envoyé par : Chef CR
- Catégorie : Actualités, Annonces, etudes, publications, rapports
Les Petites et Moyennes Entreprises (PME) et Très Petites Entreprises (TPE) représentent la quasi-totalité du tissu économique entrepreneurial au Sénégal. D’après le recensement général des entreprises réalisé par l’Agence nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD), l’environnement des entreprises sénégalaises est marqué par une forte présence de PME (99,8%). L’analyse du financement des entreprises révèle que les banques sont, pour diverses raisons, réticentes à financer cette catégorie d’entreprises. Ce désintéressement manifeste du système bancaire pour ces entreprises s’explique par plusieurs raisons notamment l’omniprésence de l’informel, le manque de professionnalisme, le défaut de garanties pour couvrir les risques. Ainsi, malgré le rôle essentiel qu’elles jouent dans l’économie du Sénégal, les PME et les TPE restent confrontées à un grand nombre d’obstacles dont l’accès au financement qui limite leur développement. Conséquemment, les systèmes financiers décentralisés (SFD) ou institutions de microfinance (IMF) se sont positionnés pour prendre leur part de marché et financer les PME et les TPE exclues du système bancaire. C’est dans ce contexte que cette enquête a été menée afin de mieux cerner la problématique du financement des PME et des TPE au Sénégal.
Les résultats de l’étude montrent que les volumes de financement accordés par les SFD aux PME et TPE sont ressortis respectivement à 360,5 milliards francs CFA en 2020, à 381,5 milliards francs CFA en 2021 et à 432,7 milliards francs CFA en 2022. Ces montants ont représenté, en moyenne, plus de 75% du portefeuille de crédit des institutions de microfinance sur la période 2020-2022. En termes de nombre, ce volume a concerné, en moyenne, 62% des financements levés par les PME et TPE auprès des SFD et s’est établi à 268 619 en 2020, à 271 267 en 2021 et à 285 001 en 2022.
Selon la répartition des fonds alloués aux PME et TPE, les crédits sont majoritairement destinés aux TPE, avec, en moyenne, 58% du montant global et 96% du nombre total, sur la période 2020-2022.
Suivant la forme juridique, les résultats révèlent que le montant total alloué aux PME et TPE est, en moyenne, aussi bien le fait des IMCEC et Associations (49%) que des Sociétés anonymes (51%). Néanmoins, en termes de nombre, les crédits distribués cumulativement par les IMCEC et les Associations prédominent avec une part moyenne de 61%.
L’analyse des financements par type de crédit montre que les institutions de microfinance sont plus portées sur les financements à court et moyen terme.
Les difficultés évoquées par les SFD pour le financement des PME et TPE ont notamment trait au défaut de garanties pour couvrir les risques mais aussi au manque de professionnalisme de ces entreprises. L’insuffisance des ressources financières dédiées aux PME et TPE pouvant permettre le financement des investissements sur le long terme a été également soulignée par les SFD.
Les actions envisagées par les institutions de microfinance pour l’amélioration des financements des PME et TPE sont relatives à la recherche de lignes de crédit à moyen terme, à la création de produits spécifiques destinés à l’accompagnement des PME et TPE et à la mise en place d’un système de parrainage des PME et TPE afin de faire face aux éventuelles défaillances.
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Rapport annuel 2022
- 16 mai 2023
- Envoyé par : Chef CR
- Catégorie : Actualités, rapports
L’année 2022 a été caractérisée par un regain de l’activité qui découle de l’effet d’entrainement des stratégies et politiques combinées de relance économique mis en oeuvre par l’Etat, la BCEAO et les acteurs du secteur financier.
En revanche, cette reprise s’est accompagnée d’une remontée de l’inflation relativement vigoureuse à l’échelle mondiale et régionale, en dépit de l’amélioration de l’environnement économique et sanitaire.
A ce titre, des mesures spécifiques ont été conçues et déployées pour pallier cette perturbation afin de renouer avec le rythme soutenu de l’activité économique qui prévalait avant la crise sanitaire.
Dans cette nouvelle dynamique, le secteur financier, en particulier celui de la microfinance, n’est pas en reste. Les résultats engrangés, au titre de l’exercice 2022, s’estiment au travers des hausses relevées au niveau de certains
indicateurs clés comme le sociétariat, l’encours de dépôts, l’encours de crédit, le volume de crédits accordés, les fonds propres, les emprunts.
Cependant, malgré ces performances, il subsiste encore des difficultés pour le respect de certains ratios prudentiels et indicateurs financiers comme ceux relatifs . la limitation des prêts aux dirigeants, l’autosuffisance opérationnelle, le coefficient d’exploitation et le taux de marge bénéficiaire.
Dans le cadre de sa mission de supervision, la Direction de la Réglementation et de la Supervision des Systèmes financiers décentralisés, en 2022, a posé un nouveau jalon dans le processus d’assainissement du secteur de la microfinance en menant des missions spécifiques de diagnostic auprès de systèmes financiers décentralisés (SFD) en difficulté.
En interne, il a été poursuivi les actions de modernisation des outils de suivi des SFD pour répondre à l’exigence de performance attachée à l’activité de supervision, apporter plus de célérité dans le traitement des requêtes des Systèmes financiers décentralisés mais également les accompagner dans le reporting conforme aux exigences réglementaires.
Cette dynamique s’est accompagnée d’un programme de capacitation des agents chargés du reporting des SFD afin de leur permettre une meilleure appropriation des textes réglementaires, ainsi que des enjeux liés aux innovations financières et aux mutations de l’environnement.
Pour terminer, je voudrais assurer, conformément à ses missions, la disponibilité et l’engagement de la DRS/sfd à participer à la consolidation d’un secteur microfinancier sécurisé ouvert aux changements et à l’innovation pour le plus grand bénéfice des populations
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GUIDE POUR LA DIGITALISATION DES OPERATIONS FINANCIERES DES SYSTEMES FINANCIERS DECENTRALISES DANS L’UEMOA
- 21 novembre 2022
- Envoyé par : Chef CR
- Catégorie : Actualités, Annonces, publications, rapports
Le présent Guide est conçu pour accompagner les systèmes financiers décentralisés (SFD) de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) dans le processus de transformation digitale de leurs opérations. Il met en évidence les avantages de la digitalisation pour les institutions de microfinance et leurs bénéficiaires.
Il aborde la problématique de la dématérialisation des opérations des SFD et en décline les facteurs clés de succès. Il propose, enfin, une démarche pour sa réalisation, en tenant compte des spécificités de ces structures dans l’Union et des initiatives en la matière. -
Communique Alliance Crédit Union Sénégal
- 21 septembre 2022
- Envoyé par : Chef CR
- Catégorie : Actualités, Annonces, publications
Le Ministre des Finances et du Budget porte à la connaissance du public que l’institution dénommée «Alliance Crédit Union Sénégal », sise à l’adresse 12, Cité Air Afrique Ouest foire Yoff-Dakar avec comme site internet www.alliance-creditunions.com, n’est pas autorisée à effectuer des opérations de collecte d’épargne et d’octroi de crédit.
En conséquence, il est requis des populations de cesser toutes activités avec l’institution et, le cas échéant, de se rapprocher de la Direction de la Réglementation et de la Supervision des Systèmes financiers décentralisés, sise à “Rocade Fann Bel Air, Cerf volant à Dakar, pour toutes informations complémentaires.
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Rapport annuel 2021
- 13 juin 2022
- Envoyé par : Chef CR
- Catégorie : Actualités, rapports
L’année 2021, après celle de 2020, a été à nouveau une année ‘’COVID ‘’ avec ses conséquences multiples notamment sur les plans sanitaire, économique et social.
Durant cette année, le secteur de la microfinance, sous l’effet des mesures combinées prises par l’Etat, la BCEAO et les SFD s’est montrée résilient; ce qui a permis de préserver la stabilité du secteur financier en général et de celui de la microfinance en particulier. Comme en atteste les performances engrangées en 2021, les indicateurs ont connu des améliorations satisfaisantes, notamment, le sociétariat/clientèle, l’encours de dépôts, l’encours de crédit, le volume de crédits accordés, les fonds propres et les emprunts.
Cependant, des difficultés subsistent encore pour le respect des seuils requis de certains indicateurs comme ceux portant sur les crédits en souffrance, les charges d’exploitation et le niveau de liquidité. Un contexte de COVID fait de restrictions dans les regroupements humains, mais également dans les déplacements a influé sur notre mode d’intervention qui, encore cette année, a été principalement axé sur le contrôle sur pièces, fait à distance grâce à nos outils de dématérialisation de l’information.
Ce dispositif a permis la collecte, le traitement et la diffusion des informations recueillies, la conduite d’études sur des thèmes d’intérêt, ainsi que la diffusion d’informations sur le secteur de la microfinance.L’année 2022 devrait entrevoir un retour progressif à la normale pour des actions de contrôle sur place plus spécifiques et orientées sur les risques notamment en matière de Lutte contre le Blanchiment des Capitaux et le Financement du Terrorisme. Pour répondre à l’exigence de performance attachée à l’activité de supervision des SFD, un accent particulier sera mis, entre autres, sur la capacitation des agents en finance islamique et digitale, l’accompagnement des SFD en difficulté, l’amélioration du système de reporting et du traitement des informations reçues.
Dans cette perspective, les services de la DRS-SFD restent mobilisés pour l’atteinte des objectifs fixés.

