Dans un contexte mondial marqué par des incertitudes économiques, des tensions
inflationnistes et des mutations rapides, la Direction de la Réglementation et de la Supervision
des Systèmes Financiers Décentralisés (DRS-SFD) a poursuivi, en 2025, son engagement en
faveur de l’assainissement et du renforcement de la compétitivité du secteur de la microfinance.
À cet effet, des stratégies ciblées ont été mises en œuvre afin de soutenir la croissance du secteur
et de consolider la résilience nationale.
En 2025, la dynamique positive, observée les années précédentes, s’est globalement maintenue,
avec une amélioration progressive des principaux indicateurs du secteur de la microfinance.
Cette évolution s’est notamment traduite par une progression du taux de pénétration des
institutions de microfinance (IMF), une augmentation de l’encours des dépôts et des crédits,
ainsi qu’un renforcement global des fonds propres. Toutefois, elle est accompagnée de la
persistance de certaines vulnérabilités, notamment en matière de respect des ratios prudentiels,
tels que la limitation des prêts aux dirigeants, l’autosuffisance opérationnelle, le coefficient
d’exploitation et le niveau de rentabilité. Ces insuffisances demeurent particulièrement
marquées au niveau de certaines institutions de petite taille ou en situation financière fragile.
Dans le cadre de sa mission de supervision, la DRS-SFD a poursuivi l’exécution de missions
d’inspection ciblées, orientées notamment vers les institutions en difficulté et celles présentant
des insuffisances majeures en matière de conformité aux dispositifs LBC/FT/PADM. Cette
approche basée sur les risques a permis de renforcer l’efficacité du dispositif de supervision.
En interne, la DRS-SFD a poursuivi l’amélioration du suivi des institutions à travers la
digitalisation des échanges avec les IMF. Ces initiatives visent à améliorer la qualité de la
supervision et à favoriser une meilleure réactivité dans le traitement des informations.
La DRS-SFD réaffirme ainsi, pour l’année 2026, sa volonté de promouvoir un secteur de la
microfinance sain, inclusif et résilient, capable d’accompagner efficacement les politiques
publiques de financement de l’économie et de contribuer durablement à l’inclusion financière
des populations.

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